Il nage autour de moi comme un air impalpable;
Je l'avale et le sens qui brule mon poumon
Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
Parfois il prend,sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et,sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infames.
Il me conduit ainsi,loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue,au milieu
Des plaines de l'Ennui,profondes et désertes,
Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vetements souillés,des blessures ouvertes,
Et l'appareil sanglant de la Destruction...
